Acquisition de droits sociaux de sociétés imposables à l’IS par leurs salariés : une déduction enfin possible
L’administration admet qu’un salarié puisse
déduire, au titre des frais réels, les intérêts
de l’emprunt qu’il a contracté pour acquérir
les titres de la société qui l’emploie.
La déduction n’est admise que si
l’emprunt est directement utile à
l’acquisition ou à la conservation des
revenus du salarié et si le montant des
intérêts n’est pas hors de proportion
avec les rémunérations perçues ou
escomptées à brève échéance.
A titre de règle pratique, le montant des
intérêts déductibles est présumé
correspondre à ceux dus pour la part de
l’emprunt qui n’excède pas, lors de la
souscription de l’emprunt, le triple de la
rémunération annuelle allouée au salarié,
ou escomptée à brève échéance.